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Une réaction par rapport au Grand Débat avec les Intellectuels 2019

La discussion a commencée par René G., le il y a 6 mois

Discussion en relation

 

Que penser des réponses d' E. Macron lors du Débat avec les intellectuels ?

 

Si on peut saluer le fait que le Grand Débat avec les intellectuels ait eu lieu, ne soyons pas bluffé par la performance de Macron... En effet, ce serait comme être impressionné par l'agilité d'un robot, et de considérer par la suite, qu'il est la bonne réponse à nos problèmes. 

 

Que donne à voir une rapide analyse de ses réponses ? Après des reformulations plutôt brillantes des problèmes que les intellectuels lui ont présentés (et qui donnent l'impression qu'il les comprend, qu’il les écoute), ses réponses se résument à ceci : 

Nous vivons dans un monde ouvert (traduisons : un monde global sans loi et où le plus fort, le plus gros, le plus riche gagnera toujours) donc, dans ce monde ouvert, il nous faut agir et penser vite, sinon ce sont les autres qui penseront et agiront à notre place. 

 

Autrement dit, le seul programme de notre président consiste à accélérer le pas de course dans lequel le monde des détenteurs de capitaux, du pouvoir et de l’industrie nous précipite. > Or n'oublions pas, ce sont les super structures (OMC, Europe, Sommets divers et les Etats eux-mêmes) qui fabriquent les lois par lesquelles ils nous contraignent.

 

Remarquons : à aucun moment le président ne doute de ses solutions, alors que l'honnêteté d'un intellectuel tient précisément dans le fait qu'il sait qu'il n'y a pas de solution "miracle".  Une solution, c'est avant tout une hypothèse, et qui doit être formulée comme telle. Ce n’est donc pas un pari, un dogme, une croyance. Une hypothèse se trouve prise en tension entre plusieurs options, conditions et variantes. Notre président les connaît mais ne les entend pas, il feint de les ignorer. Le capital financier, sa formation, l’image de surhomme qu’il se donne et ce qu'il doit rendre à ceux qui l'ont financé ne lui permettent pas de penser autrement.  

 

Y a-t-il d'autres solutions ? 

Bien entendu, la démocratie participative en est une. Elle est une manière non pas d’espérer en les compétences d’un seul homme (ou d’une élite, d’une oligarchie), mais de permettre à tous les citoyens de contribuer (de créer les conditions pour le faire) afin que les réflexions de chacun profitent au plus grand nombre, enrichissent tout le monde et multiplient les points de vue. Car, à l’heure d’internet, nous avons besoin de nous construire de façon organique (de proche en proche) et non plus de façon pyramidale stricte (avec un sommet qui s’impose à tous).

 

Pourquoi cette hypothèse de fonctionnement serait-elle meilleure que celle autoritaire du président ? 

Dans toutes les classes (écoles, lycées, centres de formation) où ce mode de fonctionnement est adopté, les élèves ont de bien meilleurs résultats. Ils découvrent le plaisir d’apprendre, de partager et se sentent intégrés au groupe. Tandis que dans les écoles où tout le monde est en compétition, les décrocheurs se multiplient…et ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas capables… mais les règles du jeu ne sont pas favorables à l'apprentissage, à la formation d'une intelligence collective, à établir de bonnes relations avec les autres. En bref, l'hyper compétition est destructrice des liens sociaux.

 

Dernière question : pourquoi notre mode de gouvernance d’aujourd’hui ne peut pas marcher ?

Car il organise automatiquement une concentration des pouvoirs, dont l’accès est limité, et qui fait dire à tous ceux qui y accèdent : réservons nos places, il n’y en a pas pour tout le monde. Protégeons nos avoirs, méfions-nous des étrangers et ne nous laissons pas attendrir par trop d’empathie. La vie est dure, préparons-nous à sacrifier les vies qu’il faut, comme nous nous avons sacrifié la nôtre pour asseoir nos positions.  

 

A voir (cliquer sur les liens ci-dessous pour y accéder): 

Juan Branco : il connaît particulièrement l’élite parisienne et les cercles du pouvoir français, car il en faisait partie. Mais contrairement à d’autres, il dénonce ces dérives.

 

 

Dominique Rousseau, constitutionaliste. Intervention au Sénat, répond à la question : quelle révolution constitutionnelle ?

 

 

Pierre Rosenvallon, invité par Mediapart sur le thème de la démocratie libérale inachevée.

 

 

Myriam Revault d’Allonnes, ses interventions sur France Culture.

 

 

Dominique Méda et son regret d’avoir participé au Grand Débat.

 

 

Thomas Porcher, économiste, démonte l'argumentaire économique de Macron. Interviewé par Aude Lancelin


 

Les cahiers pédagogiques. Revue sur les pratiques pédagogiques

 

Quelques intellectuels qui ont refusé l’invitation du président, car ils en voyaient le piège Thomas Picketty, Elisabeth Badinter, Pierre Rosenvallon, Marcel Gauchet, voir article ici de Libération. 

 

 

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Réponses
René G.
René G.
Les medias se focalisent beaucoup sur les violences avec ce ton scandilisé qui fait leur choux gras, mais il me semble intéressant l me semble intéressant de distinguer 5 formes de violence :

1° les violences ciblées, structurées (démolition des symboles du pouvoir)
2° les violences indignées, de colère spontanées en raison des injustices de notre monde.
3° les violences opportunistes (on en profite ou on se laisse emporter par le mouvement de foule du moment).
4° la violence des pilleurs organisés (ceux qu'on appelle les casseurs)
5° les violences enfin pour se faire entendre, et qui peuvent être subordonnées aux n°1 et 2.

Les violences se comprennent quand on a le sentiment que l'on nous construit un monde sans avenir... Pourquoi faudrait-il laisser-faire ceux qui nous gouvernent, plutôt que de repenser notre manière de faire démocratie ?
il y a 6 mois

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