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SUJET: 1er visio café philo en situation de confinement, à l'ère du coronavirus, sujet pour lundi 23.03.2020 + compte-rendu.

1er visio café philo en situation de confinement, à l'ère du coronavirus, sujet pour lundi 23.03.2020 + compte-rendu. il y a 2 mois 5 jours #1

  • René G.
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Bonjour à tous,

Ayons un café philo par visio Skype pour celles/ceux qui le souhaitent.

Les échanges en réunion par visio- conférence ne sont pas aussi « vivants » qu’en présentiel, et on mesure ainsi que les échanges « virtuels » n’ont pas du tout la même valeur que des interactions réelles où l’on se voit et où l’on ressent infiniment plus d’informations que par écrans interposés.

Comment procéder pour cette première fois pour le café philo d’Annemasse ?
- On peut assister à la rencontre sans intervenir, et juste pour écouter.
- Le nombre de participants est techniquement limité à 50. (Plus qu'il n'en faut pour des échanges où l'on peut s'entendre)
- Des propositions de questions/sujets pourront être faites par le tchat du skype à partir de 18h45.
- Le sujet sera décidé après quelques interventions.
- Les non-habitués du café philo d’Annemasse sont les bienvenus.
- Vous recevrez un lien pour vous connecter, même si vous n'avez pas téléchargé Skype.
> Le lien est d'ore et déjà indiqué dans la "réponse" à ce sujet (vers le bas).

Pour démarrer
- Une intervention ou une question par qui le souhaite avant de définir notre sujet.
- Après un ou deux tours de parole, on essaie de formuler une question qui semble sous tendre un problème qui transparait dans nos échanges.
- Comme d’habitude, on lève la main pour signaler son désir de prendre la parole. On reste concis… encore plus que d’habitude.

Modalités pour la régulation des échanges
- On verra qui souhaite distribuer la parole (on se rappelle que ce rôle mobilise son attention et tend à inhiber sa prore réflexion)
- J’imagine, et c’est une bonne occasion d’en travailler la compétence, que nous verrons l’intérêt de préciser son registre d’intervention (éventuellement avec l’aide de la fenêtre de tchat) :
- Préciser son registre d’intervention c’est anoncer que l'on propose de :
> soulever une question,
> formuler une problématique,
> relever une contradiction,
> mettre en évidence un présupposé,
> demander une précision,
> proposer un contre argument,
> rapporter un nouvel argument, notamment si on arrive à une impasse,
> reformuler la question à laquelle on apporte une réponse,
> faire le lien avec l’énoncé auquel on répond,
> résumer quelques interventions, faire une petite synthèse
> recentrer le débat
> etc…)

Gardons à l’esprit que nous sommes toujours en situation d’apprentissage, lequel se complexifie d'un environnement technique et d’une situation humaine sociale et psychologique inédite.

Soyons à l’écoute de ce qui peut améliorer notre expérience et nos possibilités d’échanges. Merci à tous.
Des réactions ou propositions de sujets peuvent être faites dans le forum. Merci.

A bientôt.
Dernière édition: il y a 1 mois 4 semaines par René G..
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1er visio café philo en situation de confinement, à l'ère du coronavirus, sujet pour lundi 23.03.2020 il y a 2 mois 3 jours #2

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Ci-dessous le lien pour suivre ou participer à notre visio Skype café philo.
join.skype.com/eRNBDmio1Dlt
Copier et coller ce lien dans la barre d'adresse de votre navigateur internet.
Il n'est pas nécessaire d'avoir un compte Skype, ni de télécharger d'application.

Quelques conseils pour faciliter notre rencontre :
- Installez-vous confortablement avec une boisson.
- Vivez notre moment d'échange comme un moment de pause, mais aussi comme un moment qui va mobiliser votre attention.
- Ici, davantage qu'en situation de débat autour d'une table, ne vous précipitez par pour "prendre la parole". Au contraire, tempérez-vous.
- Si vous souhaitez seulement écouter en dilettante, si vous gribouillez sur une feuille, tapez fort sur votre clavier, soupez devant votre ordinateur, couper votre micro, de cette manière nous n'entendrons pas tous vos bruits. B)

Pour intervenir, quelques indications :
- Dans la fenêtre de tchat : inscrivez votre nom pour indiquer votre souhait d'intervenir, de cette manière, les noms apparaitront dans l'ordre des demandes de parole.
- Brigitte modérera à l'occasion la distribution de la parole, mais inscrivez votre nom malgré tout.
- Donnons une priorité aux personnes qui interviennent le moins, ou qui n'ont pas encore parlé.
- Si vous en avez le loisir, précisez la nature de votre intervention : demander une précision, revenir vers le sujet, apporter une information, demander un éclaircissement, poser une question.
- On évite de multiplier les exemples, de citer de longues expériences, on va au fait de son argumentation.
- On considère la concision comme un excellent exercice de la pensée.
- On relie son intervention au sujet, on met en lien ce que l'on dit avec ce qui a été dit.
- On creuse, on ouvre, on approfondit, on synthétise, on analyse, on clarifie, ... tout en évitant autant que possible la dispersion, donc en précisant les liens que l'on fait avec le débat en cours.

Pour démarrer :
- Installez-vous et préparez-vous dès 18h45, voire plus tôt si vous ne connaissez pas votre matériel ou le fonctionnement Skype. Familiarisez-vous avec votre matériel de sorte à être prêt dès 19h00.
- Proposez dans la fenêtre du tchat des ou une proposition de sujet (si vous le souhaitez) dès maintenant).
- Dès à présent, vous pouvez formuler des propositions dans ce forum (il suffit d'enregistrer votre profil)
- Après quelques échanges, on essaie de formuler la question que l'on retiendra pour notre échange.
- Ensuite, c'est parti, comme on le fait d'habitude à Annemasse. B)

A bientôt sur Skype. B)
Ps : Ecrire un mot sur votre expérience du café philo Skype pour la revue Diotime (Revue internationale de didactique de la philosophie). Merci de contribuer au partage de votre expérience en témoignant de votre expérience café philo Skype. Elle enrichira la réflexion et les pratiques de tous ceux qui s'intéressent aux Nouvelles Pratiques Philosophiques.
Nous rassemblerons vos témoignages dans un article qui sera pubier dans Diotime.
Dernière édition: il y a 2 mois 2 jours par René G..
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1er visio café philo en situation de confinement, à l'ère du coronavirus, sujet pour lundi 23.03.2020 il y a 2 mois 2 jours #3

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Deux articles qui peuvent nous inspirer pour le sujet de ce soir.

- Celui transmis par Frédéric : Sommes-nous vraiment en guerre contre un virus ? Article de The Conversation.
- celui de Michel Tozzi (article en travail): Réfléchir philosophiquement la situation.
Quatre registres du problème sanitaire et social d'aujourd'hui sont distingués :
- métaphysique (la peur et l'espérance d'un ailleurs)
- épistémologique (que pouvons-nous savoir ?)
- politique (comment faire société, comment faire évoluer les modalités de nos démocraties)
- éthique : repenser les valeurs du bien, du mal, de la solidarité...

Enfin, une vidéo du Pr. Didier Raoult (spécialiste mondialement reconnu en maladies infectieuses) publie des résultats convainquants et mis en oeuvre en Chine et Corée du Sud, lesquels réussissent à faire décroitre l'épidémie. Vidéo ici de 18mn). Pourquoi n'est-il pas pris au sérieux par le gouvernement ? C'est juste une question,non une proposition de sujet. Mais les réponses à cette question peuvent suggérer des pistes pour un sujet B)


Faites vos propositions de sujets pour ce soir dans ce forum ou via le tchat du lien Skype ici. . Merci d'avance.
Dernière édition: il y a 2 mois 2 jours par René G..
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1er visio café philo en situation de confinement, à l'ère du coronavirus, sujet pour lundi 23.03.2020 il y a 1 mois 4 semaines #4

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Compte-rendu de notre 1er visio café philo à Annemasse

Confinement oblige, le visio café philo, une alternative redoutée en raison de la crainte de ne pouvoir vraiment le modérer, s’est plutôt révélée être une expérience riche, conviviale. Notre expérience s’est bien déroulée, les participants souhaitent la reconduire. Bien entendu, nous n’avons que les avis de ceux qui se sont exprimés, de ceux qui n’ont pas été empêchés pour des raisons de connexion. Dans tous les cas, chacun est le bienvenu pour enrichir ce compte-rendu en postant sa réponse ou des arguments que nous n'aurons pas su retranscrire.

Ambiance générale
- Nous n'avons par rencontré le désordre que nous avions redouté (tout le monde s'exprimant en même temps, bruits de fond impossibles à maîtriser. Mais certaines personnes se sont plaintes de leur difficulté à se connecter.
- Une surprise plutôt agréable : le tchat permettait à l'occasion d'enrichir le débat, notamment pour celles/ceux dont les micros manquaient de performance. Les argumentations "tchatées" restaient concises, si bien qu'elles pouvaient être rajoutées à haute voix à notre débat, notamment par Brigitte qui gérait la prise de parole.
Certains participants préféraient participer uniquement par le tchat. Leurs contributions enrichissaient également notre débat, notamment en précisant un argument, en répondant brièvement à une question, en apportant un nouvel élément. On pourrait certes souhaiter un meilleur équilibre entre la conversation qui se déroule de vive-voix et celle qui s'enrichit du tchat. Cet équilibre a été naturellement (sans modération expresse) respecté.

Résumé du contenu de la séance
Quatre propositions de sujets ont été faites :
- Comment distinguer une opinion d'une certitude ?
- Comment tirer d’un isolement réel (confinement) un vrai bénéfice ?
- Le politique peut imposer des règles et en forcer l’application, alors que ces règles sont discutables et disputées au niveau scientifique ?
- Comment comprendre les limites personnelles des individus (par exemple, supporter le confinement, respecter les mesures d’hygiène) et leurs difficultés à prendre en compte le bien commun ? En somme, quel est le rapport entre l’éthique personnelle et celle de la société ?

D’autres questions ont émergé durant notre débat
- Est ce qu'un capitaine de vaisseau demande un vote avant d'éviter un récif ?
- S’informer davantage pour mieux prévoir, est-ce toujours vouloir le contrôle ? ( on peut rechercher le savoir pour mieux comprendre la vie, pour mieux l'apprécier).
- A quelles conditions et dans quels buts pouvons-nous renoncer à nos valeurs ?
- Les valeurs s’éduquent-elles ?
- N’y-a-t-il pas une disproportion des mesures mises en place pour cette épidémie par rapport au nombre de morts causé par le tabac, le cancer, les accidents de la route, les dommages dus par l’industrie, la pollution, l’économie, notre mode de vie et les impacts sur l’environnement ?

Autres questions qui sont venues après coup et qui semblaient poindre derrière nos réflexions
- Comment l’Etat organise-t-il le débat scientifique de sorte que son comité scientifique se trouve également interrogé par les choix qu'il fait ?
- Le comité scientifique doit-il distinguer les mesures liées à la santé (se protéger en portant masques et gants) et celles liées à des choix de société (confiner tout le monde, comme si les soignants étaient les seuls à comprendre les mesures de protection) ?
- Dans nos sociétés bouleversées, un Etat démocratique ne doit-il pas donner les moyens à des contre-pouvoirs (presse, comités éthiques, intellectuels, associations de citoyens, syndicats, juristes, universités, etc…) d’avoir accès aux critères des choix qu’il fait, notamment en rendant publiques les problématiques qui se posent et l’éventail des possibilités qui s’offrent ?

Résumé de quelques enchaînements argumentatifs
Les questions et les interventions tournaient essentiellement autour de deux axes, l'épistémologie et l'éthique politique.
Par rapport à la distinction entre opinion et certitude :
- L’opinion n’est pas fondée, elle est rapportée selon différentes influences, affects (peur, rumeur, excitation). La certitude est supposée s’appuyer sur des faits, ces derniers sont interprétés avec une solide argumentation et, ces derniers (interprétations et argumentations) peuvent être ré examinés.
- Or les scientifiques ne s’entendent pas entre eux. Comment trancher ? Faut-il alors s’en remettre à l’arbitraire de la raison d’Etat ?

Dans nos échanges, un problème apparaît : certaines personnes sont très bien informées, d'autres moins, ce qui empêche de pousser l’argumentation à ses limites.
En effet, discuter de l’argumentation scientifique des faits suppose une connaissance fine des faits, des compétences expertes, en biologie par exemple.

Karl Popper est mentionné dans le tchat : la vérification des faits suppose la possibilité de les falsifier, c’est-à-dire de pouvoir les examiner. Or il y a d’un côté les promesses faites par le comité scientifique du gouvernement, lorsqu’ils auront les tests et les traitements attendus, tandis qu’un scientifique dissident (Didier Raoult – éminent spécialiste par ailleurs) promeut une approche pragmatique avec effet immédiat, mais sur la base d’une étude non protocolaire et réalisée avec un nombre insuffisant de patients.
On ne peut tester (ni falsifier) des promesses, faut-il alors officialiser temporairement des résultats, bien qu'ils soient imparfaitement validés ?

Mais la discussion « scientifique » ayant ses limites, elle cède la place à une autre argumentation : le principe d’autorité de l’Etat. C’est le gouvernement et son comité scientifique qui statuent en droit sur les pratiques, les directives et les conduites à tenir.

Parenthèse épistémologique : Il se pose néanmoins la question de ce que la science peut « savoir ». Autrement dit, se doit-elle de réunir un savoir absolu, sinon indiscutable, avant de se prononcer ? Le savoir, y compris scientifique, est-il nécessairement limité, voire partiel, et par conséquent, toujours relatif à la somme des connaissances réunies à un instant T ?
Si oui, la question du scepticisme se pose : peut-on vraiment savoir quelque chose ? Ou, pour le dire autrement : quelles sont les conditions de possibilité d’un savoir ? (Kant : les limites de la raison).
Pourtant, un tel scepticisme subjectiverait toutes les réponses, toutes les argumentations se vaudraient (relativisme absolu). Conséquence : impossibilité de trancher, nos choix se réduisent à une subjectivité de fait. D’où l’idée de revenir aux faits, aux savoirs établis par opposition à ceux attendus (Husserl : revenir aux choses mêmes) et par le réexamen des interprétations. En effet, seuls les savoirs établis peuvent être testés (Karl Popper : falsification des hypothèses), mais non les promesses. A considérer notamment les ruptures épistémologiques pour ouvrir de nouvelles perspectives (Gaston Bachelard) ou des « émergences ».

Second problème
L’autorité du gouvernement est-elle discutable si l’urgence (la vie et la mort des personnes en dépendent) le commande ? N’est-il pas en droit d’exercer tout pouvoir ? Son élection ne le fonde-t-il pas en droit ?
Certes, l’autorité, la force publique et le droit sont remis entre les mains du gouvernement, mais avons-nous des garantis quant sa probité, de sa volonté à considérer l’intérêt commun de la population ? Ses décisions sont-elles impartiales, ne peut-il pas être prisonnier lui aussi de préjugés de classe, d’intérêts secondaires, de biais cognitifs, du sentiment de sa toute-puissance ? D’ailleurs opère-t-il en toute transparence ? Peut-il lui aussi, volontairement, par négligence, incompétence, tromper le peuple ?

Se pose finalement la question de la ligne de partage entre les intérêts du peuple (le bien commun) et celui de « l’élite » (du gouvernement) qui la pense et l’impose d’autorité au peuple. Rousseau préconise que le gouvernement ne soit pas législateur, et que le peuple ne lui délègue que le pouvoir exécutif, précisément pour que le gouvernement ne soit pas tenté de légiférer en sa faveur et contre les intérêts du peuple (contre la volonté générale, le souverain bien). La question a été soulevée : le gouvernement n’abuse-t-il pas de son droit, de sa puissance, de son rapport d’influence pour contraindre le peuple au nom d’un bien dont il tire des règles imposées par ordonnance, donc sans réelle délibération ?

Des participants font remarquer que nous ignorons ( à propos de la crise actuelle) le pourcentage de ceux qui se prononcent "pour" ou "contre" les décisions du gouvernement. De la part de ceux qui lui donnent raison, on observe les argumentations suivantes :
- le capitaine du navire doit décider sur le champ pour éviter le récif),
- le gouvernement fait avec ses moyens, et ils ne sont pas infinis,
- le confinement, c’est finalement rassurant.
Or toutes les décisions que le gouvernement prend, d’un point de vue scientifique comme d’un point de vue éthique ou économique sont discutables… Pour preuve : d’autres pays, avec d’autres pratiques, s’en sortent mieux dans la gestion de la crise (moins de victimes). La même observation peut être faite pour le contrôle et l’indépendance des institutions et pouvoirs en place.

On évoque enfin, mais trop brièvement, une nouvelle éthique ou de nouvelles formes de gestion pour penser notre monde d’aujourd’hui. On terminera notre débat en posant la question : lorsqu’on désobéit, à quoi obéit-on ?

Il s’agit de questionner la tendance à remettre en cause les directives des autorités. Au nom de quels profits, au nom de quelle utopie, au nom de quelles valeurs défendons-nous nos choix ?

Merci de votre lecture. N'hésitez pas à enrichir notre réflexion en complétant ce compte-rendu de vos observations, réflexions, notamment, pour les participants présents, si j'ai frustré votre argumentation ou des problématiques qui vous étaient chères. B)
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