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SUJET: Rencontre n°9 du dimanche 4 mars 2018. Café philo de la connaissance de soi (+compte-rendu: à l'écoute du corps + schéma)

Rencontre n°9 du dimanche 4 mars 2018. Café philo de la connaissance de soi (+compte-rendu: à l'écoute du corps + schéma) il y a 1 an 3 mois #1

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Bonjour,

L'acte d'écrire témoigne du travail de prise de distance que chacun fait avec sa propre pensée. N'hésitez pas à investir votre écrit, même s'il n'est que de quelques lignes : la connaissance de soi est liée à la capacité à rendre compte, à soi-même et à autrui, des mouvements de sa pensée.
Ce forum est dédié à la rencontre du dimanche 4 mars 2018. En tant que participant, vous êtes invité à exprimer votre ressenti, à faire l'analyse d'une situation, à partager une problématique, à formuler une question que vous vous posez, à dire ce que vous retenez de la séance. Vous pouvez également suggérer des idées en vue d'améliorer le cadre de nos échanges.

A bientôt.
René Guichardan.
Ps : pour poster un sujet dans le forum, il faut être inscrit, suivez les indications dans ce tutoriel (cliquer ici) pour vous inscrire. . Contactez-moi si vous rencontrez des difficultés de connexion. Merci.
Dernière édition: il y a 1 an 1 mois par René G..
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Rencontre n°9 du dimanche 4 mars 2018. Café philo de la connaissance de soi (+ compte-rendu, à l'écoute du corps + schéma) il y a 1 an 1 mois #2

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Compte-rendu de la 9ème séance
Dimanche 4 mars 2018

Nous étions 12 personnes durant cet échange, dont 4 ou 5 venaient pour la première fois.

Qu’est-ce que la connaissance de soi ?
> Les réponses de quelques participants :
- Pas : Se connaître suffisamment pour se mettre en accord avec ses choix profonds, et faire en sorte que le cursus de sa vie puisse s’aligner à ses choix.
- Val : Pour moi la connaissance de soi ne s’acquiert pas, elle se construit, notamment dans les difficultés, car elles nous invitent à nous poser des questions. C’est donc davantage un processus que quelque chose à atteindre.
- Émi : Je reconnais effectivement ce processus, un cheminement lors duquel on s’approche ou on s’éloigne plus ou moins de soi, ou du travail sur soi.
- Mic : C’est savoir comment je réagis devant les choses. Je sais que je ne me connais pas, et je dois toujours m’interroger sur ce que je suis, ce que je fais ou dois faire.
- Cl : La connaissance de soi est liée à la conscience que nous avons de soi et des autres.
- Isab : Je me retrouve dans ce qui vient d’être dit. Pour moi, il a fallu engager un travail de déconstruction par rapport à des croyances limitantes.
- Cla : La connaissance de soi, c’est apprendre à s’écouter… mais mes analyses prennent beaucoup de place et je ne suis pas certain de pouvoir être à l’écoute de ce que je sens.
- Ana : Je trouve également que c’est une démarche perpétuelle, et que les difficultés nous aident à apprendre.
- Ric: La connaissance de soi se fait par le partage, c’est ce qui me paraît important.
- Sop : Oui, c’est un cheminement, le fait de s’écouter, mais il y a ce que la société nous impose, et qui peut faire obstacle à l’écoute de soi.

Des questions proposées pour nos échanges :
- Quelles sont les compétences que peuvent apporter la connaissance de soi ?
- En quoi écrire contribue-t-il à une connaissance de soi ?
- La méditation aide-t-elle à la connaissance de soi ?
- Peut-on se connaître dans la joie, les plaisirs, la facilité (et pas seulement dans les difficultés) ?
- Quelle différence entre confiance en soi et connaissance de soi ? Je sais que je perds vite mes moyens si je me trouve critiqué.
- Est-ce que la conscience de soi et la connaissance de soi peuvent passer par le corps, par une expérience physique ?
- Quels sont les leviers qui nous permettent d’aller un peu plus loin que notre propre horizon ?

Questions du second tour + quelques réponses :
- Quelle différence y-a-t-il entre la méditation et la spiritualité ?
La méditation serait un moyen, la spiritualité serait le cadre dans lequel notre conscience se développe ?
- Si la connaissance/conscience de soi pouvait passer par des messages que transmet le corps, que veux-tu dire ? Cela passerait par une expérience du corps ?
Expérience perso, témoignage :
- A la suite d’un décès, j’ai ressenti un énorme vide, et j’avais comme perdu ma place dans le monde. La spiritualité m’a énormément aidée à ce moment.
Par exemple, peu après ce décès, j’ai eu la même maladie que la personne que j’avais perdue. Et cette maladie, je l’ai compris à ce moment-là, était un attachement, un manière de maintenir un lien avec la personne décédée. Il fallait, pour me guérir, écouter ma peine, la traiter autrement, ne plus me complaindre. La matérialisation d’un mal peut avoir, pour ma part, une raison traumatique, psychologique.

- J’aimerai faire le lien avec le corps. Je m’étais beaucoup investie dans le cheminement psychique, à tel point que je m’étais détachée/coupée de mon corps, j’étais alors en grande souffrance. Lorsque j’ai commencé à m’en rendre compte, il y a eu tout un cheminement corporel, par le Qi Gong notamment et, progressivement, j’ai compris que j’apprenais à me ré-habiter corporellement.
Le corps me transmettait des messages de souffrances très forts. Pour moi, le corps a sa propre intelligence, il sait ce dont il a besoin pour lui. La connaissance de moi-même passe aujourd’hui par une connaissance de mon langage corporel.

- (Un autre participant) : Oui, je partage aussi cette expérience, le fait de me relier corporellement, quand je danse par exemple, cela me permet d ‘avoir des intuitions sur différentes questions.
- Donc, est-ce que tu as écouté ton corps ? Est-ce cela t’a permis de faire des choix, car tout à l'heure, tu disais que tu n’arrivais pas à choisir ?
- Ben, je dois dire que je ne suis pas toujours ce que mon corps me dit. Parfois, je vais courir, et parfois je me laisse prendre par mes obligations sociales, d’autre fois, je n’écoute tout simplement pas. Ce sont des contradictions.

- Formulation d’une problématique : d’un côté, l’écoute du corps peut permettre de savoir ce qu’on ressent, et de retrouver un ancrage en soi, dans un ressenti. Il s’agit de ne pas s'égarer dans le mental et ses croyances limitantes. Mais par ailleurs, on n’écoute pas toujours le corps, car un autre message dirait : « Ne le fais pas ».
- C’est peut-être que le mental n’est pas en accord avec le corps ?
- Le problème doit être géré par une pleine conscience, et par une démarche à petit pas.
- Oui, en écoutant son corps, on peut déconnecter le mental de ses croyances limitantes, ses schémas toxiques.
- Il me semble que Michel utilise son corps mais d'une toute autre manière qu’Isabelle. Michel utilise son corps pour faire du sport, pour en libérer les tensions qui l’habitent, alors qu’Isabelle le fait pour l’écouter, pour être avec elle-même.
- Oui, c’est assez compliqué.
- Peux-tu dire (s'adressant à Isabelle) comment tu écoutes ton corps ? As-tu un exemple ?
- (Cherchant un exemple en elle-même) : Par exemple, je vivais une oppression écrasante sur le lieu professionnel, et mon corps l’exprimait par des tensions musculaires. Et j’ai ainsi remarqué que chacune de mes tensions étaient liées à des problèmes spécifiques.
- Est-ce que tu pourrais préciser ?
- Par exemple, par rapport à cette oppression, lorsque j’ai fait la danse du dragon (Qi Gong), ce qui ouvre la cage thoracique, j’ai senti que j’allais être bouleversée, et j’ai fait le choix de laisser faire plutôt que de tout bloquer. J’étais emplie de larmes qui étaient directement liées à l’oppression que je vivais. C’est difficile à retranscrire, mais cette libération a été extraordinaire. Aujourd’hui, je respire plus profondément, et je me reconnecte à mes profondeurs pour écouter mon corps, mes ressentis, et pour les laisser s’exprimer.
- Tu avais parlé de pensées limitantes avant cela. Est-ce qu’il a fallu que tu n’aies plus de pensées limitantes pour que tu respires ; ou est-ce qu’en respirant, tes pensées limitantes ont cessé ?
- Je faisais déjà un travail sur moi, sur les blessures psychiques, et c’est là où j’ai pris conscience de mes pensées limitantes. Puis, le Qi Gong m’a permis de pousser plus loin l’écoute, car c’est le corps qui maintenant me parle. Je peux laisser faire les pensées sans m’y attacher, car le corps prend le relais. En fait, il y a un échange entre le corps et la pensée. La transformation n’est pas à sens unique. A la suite de la libération du corps, les pensées changent, et réciproquement, en ne se laissant pas emprisonner par ses pensées limitantes, on se sent mieux dans son corps.
- Je crois que ce n’est pas facile de s’écouter car c’est souvent un peu lourd.

Un autre point de vue.
- De mon côté, je n’ai pas de problème pour prendre des décisions qui me conviennent. Pour moi, il est facile de suivre ce qui est léger, et de penser vraiment qu’à moi. Ce qui je trouve difficile, c’est quand je sais que ma décision affectera d’autres personnes autour de moi.
- Du coup, on choisit pour qui, pour soi ou pour autrui ?
- Oui, c’est mon problème parfois. Est-ce qu’on peut être soi que pour soi ?
- Référence à Michel Foucault : la connaissance de soi ne peut se concevoir sans une éthique de l’être humain. Ultimement, les décisions que je prends pour moi renvoie à une image de l’être humain que je reconnais en moi : ce que je fais pour moi équivaut à ce que je fais pour autrui. Autrement dit, je conçois que d’autres le fassent pour eux-mêmes, et que le cadre général que cela dessine puisse avoir qualité d'universelle (principe kantien), ou de principe inclusif. Si bien que je peux revendiquer, tant pour moi-même que pour autrui, l’idée que je défends de l’être humain. (Voir ici la référence à Michel Foucault)
Citation :
"Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse en même temps valoir comme principe d'une loi universelle". Kant.
Schéma Connaissance de soi et écoute du corps (cliquer ici si l'image n'est pas nette).
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